Ferme Moulié - Brassempouy (Landes) / 2014

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La Ferme

Historique

La maison actuelle a été bâtie en 1873 sur une grande propriété d'environ 50 hectares, appartenant à un bourgeois parisien. Comme toutes les grandes propriétés chalossaises à cette époque, celle-ci était divisée en plusieurs métairies : celles de Manotte, du Barrouillet et la nôtre, celle du Moulié. (Ce nom, du gascon 'molièr", déjà mentionné en 1770, nous renseigne sur la profession d'un ancien occupant du lieu : un meunier).

Nos aïeux étaient donc métayers. Ils n'étaient pas propriétaires des exploitations qu'ils cultivaient; ils les louaient au propriétaire terrien - par bail oral renouvelable tous les ans - moyennant une partie préétablie de la récolte.
Même si l'origine de ce mode de faire-valoir des terres, que l'on rencontre quasi exclusivement en Chalosse, est encore mal définie, nous en connaissons malgré tout les principales caractéristiques. De souvenir de nos grands-parents, qui étaient autrefois métayers, toutes les denrées nécessaires à la famille étaient produites sur l'exploitation, et une partie revenait au propriétaire.

Autour de la ferme Moulié, avec la maison et ses granges, il y avait environ 15 hectares de surface (terres labourables, prairies, forêt) qui lui étaient rattachés.
Sur les terres labourables, nos grands-parents produisaient du blé (environ 2 hectares) et du maïs (environ 4 hectares) qui tous deux étaient partagés avec le propriétaire à hauteur de 2/5 ème. On y trouvait aussi de la vigne (environ 1 ha) dont la moitié cette fois-ci revenait aux mains du propriétaire terrien.
Enfin, on trouvait, dans leur exploitation, les animaux de la basse-cour dont ils étaient propriétaires : cochons, truies, poules, poulets, canards et oies. Cependant contre l'utilisation du potager se trouvant sur la métairie, nos grands-parents devaient céder à leur propriétaire une vingtaine de volailles par an, ainsi qu'un jambon par cochon et un porcelet par portée de truie...

Aussi ce mode de faire-valoir était-il proche de l'asservissement, mais le métayer mangeait bien, puisqu'il produisait tout ce qu'il consommait. Sa nourriture s'articulait autour de quelques éléments essentiels tels que :
- le pain de blé cuit au feu de bois dans le four
- le lait de vache
- le cochon mis en conserve
- les produits de la basse-cour, frais ou confits
- les légumes du jardin destinés à la soupe ("la garbure")
- le vin de la vigne.

Ce n'est que dans les années 50, qu'a débuté le déclin de ce mode de faire-valoir.
Nos propres grands-parents sont devenus, par ailleurs, propriétaires de la ferme Moulié en 1950. Pour pouvoir payer leur exploitation, ils ont commencé à vendre leurs canards gras sur les marchés, car cette production d'une quarantaine de canards par an, permettait de dégager une plus-value intéressante. C'est cette production, issue d'un savoir faire ancestral, que nous développons aujourd'hui.



Aujourd'hui

Depuis les années 50, date à laquelle nos grands-parents sont devenus propriétaires du Moulié, la ferme a bien évolué.
Tout d'abord, la superficie a augmenté et notre exploitation possède aujourd'hui une trentaine d'hectares. Sur les terres labourables, le blé et la vigne ont cédé la place au maïs qui occupe aujourd'hui environ 20 hectares : c'est donc devenu un système de monoculture.

De nombreux animaux qui autrefois animaient notre ferme ont aujourd'hui disparu, faute de rentabilité ; il s'agit des vaches à viande et des vaches laitières. Même sort réservé aux cochons, faute de temps à leur consacrer. Ces derniers ont été remplacés par quelques chèvres et quelques moutons pour le plus grand plaisir des enfants.
Il ne reste donc plus que les animaux de la basse-cour, quelques poules pour la consommation familiale , des poulets destinés à la mise en conserve.

La principale production que nous ayons développée reste l'élevage et le gavage des canards. En effet, aujourd'hui, 3 hectares de notre exploitation sont réservés à cette activité, traditionnelle en Chalosse.
Quatre mille cinq cent canards sont élevés chaque année sur notre exploitation. Ce travail nécessite bien évidemment des structures : deux poussinières d'environ 600 places, 3 parcs extérieurs et, au centre de ceux-ci, 2 abris.
Tous nos canards sont gavés (*) chaque année sur notre exploitation, dans notre salle de gavage de 500 places.

* : Pour gaver nos canards, nous utilisons le maïs en grain qui est produit sur notre exploitation.

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